Mont des Oliviers
Gethsémani et la vue sur la vieille ville

Vers 30 apr. J.-C.
Une semaine à Jérusalem, de l'entrée par le mont des Oliviers au tombeau vide : le cœur des quatre Évangiles.
Crédit : Beko · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
Vers l'an 30, sous le préfet romain Ponce Pilate, Jésus monte à Jérusalem pour la Pâque. Les quatre Évangiles racontent en détail cette dernière semaine : l'entrée dans la ville depuis le mont des Oliviers, l'enseignement au Temple, le dernier repas, l'arrestation à Gethsémani, le procès, la crucifixion et la Résurrection.
Plusieurs découvertes archéologiques éclairent ce récit : une inscription au nom de Pilate trouvée à Césarée en 1961, l'ossuaire d'un grand prêtre nommé Caïphe découvert à Jérusalem en 1990, et la piscine de Siloé mise au jour en 2004.
« Il n'est point ici, mais il est ressuscité. »
Luc 24:6
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Gethsémani et la vue sur la vieille ville
Le Cénacle et le tombeau de David
Crucifixion et tombeau selon la tradition
La Jérusalem des rois et le tunnel d'Ézéchias
Les Évangiles montrent Jésus enseignant sur l'esplanade du Temple, agrandie par Hérode quelques décennies plus tôt. Les escaliers monumentaux du mur sud, par lesquels montaient les pèlerins, se voient encore aujourd'hui.
Jérusalem, Vieille VilleMont Moriah : l'épreuve d'Abraham, du récit biblique au Mont du TempleLà où la tradition situe l'épreuve d'Abraham s'élève aujourd'hui le Mont du Temple, lieu saint majeur du judaïsme et de l'islam.Voir la fiche → La tradition situe le dernier repas au Cénacle, sur le mont Sion ; la salle actuelle, de style gothique, date de l'époque des croisés. Au pied du mont des Oliviers, le jardin de Gethsémani conserve des oliviers très anciens, à côté de la basilique de l'Agonie (1924).
Au IVe siècle, l'empereur Constantin fait dégager un ancien lieu de carrière et de tombes, alors hors des murs de la ville, que la communauté chrétienne de Jérusalem désignait comme le Golgotha. La basilique du Saint-Sépulcre, reconstruite par les croisés au XIIe siècle, abrite le rocher du Calvaire et le tombeau, dont l'édicule a été restauré en 2016-2017.
Pour le contexte historique, voir la période du Second Temple ; pour la suite du récit, les Apôtres et l'Église naissante.
Aucune preuve ne permet de l'affirmer, mais le lieu est vénéré depuis au moins le IVe siècle, et il se trouvait bien hors des murs au Ier siècle, comme le décrivent les Évangiles. Une autre tradition, plus récente, propose le « Jardin de la Tombe », au nord de la vieille ville.
Au pied du mont des Oliviers, face à la vieille ville, à côté de la basilique de l'Agonie, aussi appelée église de Toutes-les-Nations. On y voit des oliviers très anciens.
Son tracé actuel s'est fixé entre le Moyen Âge et le XVIIIe siècle. Il part du quartier de la forteresse Antonia, mais de nombreux historiens pensent que Pilate siégeait plutôt au palais d'Hérode, près de l'actuelle porte de Jaffa.
L'inscription de Ponce Pilate trouvée à Césarée en 1961, l'ossuaire au nom de Caïphe découvert à Jérusalem en 1990 et le talon d'un crucifié du Ier siècle, Yehohanan, trouvé en 1968, qui montre comment se pratiquait la crucifixion.
Une journée complète : le mont des Oliviers le matin, puis le mont Sion, la vieille ville et le Saint-Sépulcre l'après-midi.