Le mont Ébal, colline pelée coiffée d'antennes et bordée de pins, au-dessus des maisons de Naplouse

1500-1200 av. J.-C.

Sichem : Josué renouvelle l'alliance

Entre le mont Ébal et le mont Garizim, Josué fait lire la Loi puis rassemble les tribus à Sichem pour leur demander de choisir qui elles serviront.

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Au cœur des monts de Samarie, le col qui sépare le mont Ébal du mont Garizim est le théâtre de deux grandes scènes du livre de Josué. D'abord, Josué bâtit un autel sur le mont Ébal et fait lire la Loi au peuple rassemblé entre les deux montagnes (Josué 8:30-35). Puis, à la fin de sa vie, il réunit toutes les tribus à Sichem — l'actuel Tel Balata, à la sortie est de Naplouse — pour renouveler l'alliance (Josué 24).

Cette page s'intéresse à Josué à Sichem. La ville elle-même, ses remparts et le premier autel d'Abraham sont présentés dans la fiche Sichem (Tel Balata) ; le séjour de Jacob, l'autel El-Élohé-Israël et le champ qu'il acheta, dans la fiche Sichem au temps de Jacob.

« Josué assembla toutes les tribus d'Israël à Sichem, et il convoqua les anciens d'Israël, ses chefs, ses juges et ses officiers. Et ils se présentèrent devant Dieu. »

Josué 24:1

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Ébal et Garizim : la Loi lue entre deux montagnes

Un ordre donné par Moïse

La scène est préparée dès le Deutéronome. Avant l'entrée dans le pays, Moïse prescrit une cérémonie entre les deux montagnes qui dominent Sichem : la bénédiction sera prononcée sur le Garizim, la malédiction sur l'Ébal.

« Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, tu prononceras la bénédiction sur la montagne de Garizim, et la malédiction sur la montagne d'Ébal. »

Deutéronome 11:29

״וְהָיָה כִּי יְבִיאֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ אֶל־הָאָרֶץ אֲשֶׁר־אַתָּה בָא־שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ וְנָתַתָּה אֶת־הַבְּרָכָה עַל־הַר גְּרִזִים וְאֶת־הַקְּלָלָה עַל־הַר עֵיבָל.״

דברים יא, כט

Deutéronome 27 précise le rituel : dresser sur le mont Ébal de grandes pierres enduites de chaux pour y écrire la Loi, bâtir un autel de pierres brutes, puis répartir les tribus. Siméon, Lévi, Juda, Issacar, Joseph et Benjamin se tiennent sur le Garizim pour bénir ; Ruben, Gad, Aser, Zabulon, Dan et Nephthali sur l'Ébal pour la malédiction (Deutéronome 27:4-13).

L'autel du mont Ébal

Le livre de Josué raconte l'exécution de cet ordre, juste après la prise d'Aï.

« Alors Josué bâtit un autel à l'Éternel, le Dieu d'Israël, sur le mont Ébal, comme Moïse, serviteur de l'Éternel, l'avait ordonné aux enfants d'Israël, et comme il est écrit dans le livre de la loi de Moïse : c'était un autel de pierres brutes, sur lesquelles on ne porta point le fer. »

Josué 8:30-31

״אָז יִבְנֶה יְהוֹשֻׁעַ מִזְבֵּחַ לַיהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל בְּהַר עֵיבָל.״

יהושע ח, ל

Josué écrit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. Tout le peuple se tient de part et d'autre de l'arche, « moitié du côté du mont Garizim, moitié du côté du mont Ébal ». Josué lit ensuite « toutes les paroles de la loi, les bénédictions et les malédictions », devant les hommes, les femmes, les enfants et les étrangers (Josué 8:32-35).

Un paysage qui explique le récit

L'Ébal (environ 940 m) au nord et le Garizim (environ 880 m) au sud se font face de part et d'autre d'une vallée étroite, où s'étend aujourd'hui Naplouse. Le décor se prête à une cérémonie où deux moitiés du peuple se répondent d'une pente à l'autre. Le texte a pourtant une histoire complexe : la Septante place cet épisode un peu plus loin (après Josué 9:2), et un manuscrit de Qumrân le situe dès le passage du Jourdain. Signe que la tradition a hésité sur le moment de la cérémonie, sinon sur son lieu.

L'assemblée de Sichem : le renouvellement de l'alliance

Un rappel de toute l'histoire

Au soir de sa vie, Josué convoque les tribus à Sichem. Son discours retrace l'histoire du peuple depuis Térach, père d'Abraham, qui « servait d'autres dieux » au-delà de l'Euphrate. Il évoque ensuite les patriarches, l'Égypte, la sortie d'Égypte, le désert, puis l'entrée en Canaan. Le récit se conclut par le don d'un pays : « des villes que vous n'aviez point bâties » et « des vignes et des oliviers que vous n'aviez point plantés » (Josué 24:2-13).

« Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir »

« Et si vous ne trouvez pas bon de servir l'Éternel, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel. »

Josué 24:15

״בַּחֲרוּ לָכֶם הַיּוֹם אֶת־מִי תַעֲבֹדוּן […] וְאָנֹכִי וּבֵיתִי נַעֲבֹד אֶת־יְהוָה.״

יהושע כד, טו

Le peuple répond trois fois qu'il servira l'Éternel. Josué insiste sur l'exigence de ce choix et demande d'ôter les dieux étrangers (Josué 24:16-24). Puis il conclut une alliance : « Josué fit en ce jour une alliance avec le peuple, et lui donna des lois et des ordonnances, à Sichem » (Josué 24:25).

La grande pierre sous le chêne

« Josué écrivit ces choses dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre, qu'il dressa là sous le chêne qui était dans le lieu consacré à l'Éternel. »

Josué 24:26

״וַיִּכְתֹּב יְהוֹשֻׁעַ אֶת־הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים וַיִּקַּח אֶבֶן גְּדוֹלָה וַיְקִימֶהָ שָּׁם תַּחַת הָאַלָּה אֲשֶׁר בְּמִקְדַּשׁ יְהוָה.״

יהושע כד, כו

Josué ajoute que cette pierre « servira de témoin », car « elle a entendu toutes les paroles que l'Éternel nous a dites » (Josué 24:27). Le verset hébreu parle d'un miqdach, un « sanctuaire » : Sichem est présentée comme un lieu de culte déjà établi.

🌳 Le grand arbre de Sichem, d'un récit à l'autre

Un arbre sacré revient à chaque époque de l'histoire de Sichem : les « chênes de Moré » où Abraham bâtit son autel (Genèse 12:6), le chêne sous lequel Jacob enfouit les idoles de sa maison (Genèse 35:4), le chêne de la pierre de Josué (Josué 24:26), puis le « chêne planté dans Sichem » où Abimélec est proclamé roi (Juges 9:6). Le texte biblique relie ainsi les générations par un même repère, sans qu'on puisse le localiser.

Les ossements de Joseph et la mort de Josué

Le livre de Josué se termine par trois sépultures. Josué meurt à cent dix ans et il est enseveli à Thimnath-Sérach, dans la montagne d'Éphraïm (Josué 24:29-30). Éléazar, fils d'Aaron, est enterré à Guibeath-Phinées (Josué 24:33). Entre les deux, le texte rapporte l'inhumation des ossements de Joseph à Sichem (Josué 24:32).

Ce détail clôt une promesse ouverte à la fin de la Genèse. Mourant en Égypte, Joseph avait fait jurer à ses frères : « vous ferez remonter mes os loin d'ici » (Genèse 50:25). Au moment de la sortie d'Égypte, « Moïse prit avec lui les os de Joseph » (Exode 13:19). Ils reposent désormais dans le champ que Jacob avait acheté aux fils de Hamor, histoire racontée dans la fiche Sichem au temps de Jacob. La tradition situe ce tombeau à quelques centaines de mètres de Tel Balata ; c'est un lieu sensible dont l'accès est très restreint.

Prolongement : Abimélec et le temple de Baal-Berith (Juges 9)

Une génération plus tard, le livre des Juges montre Sichem sous un autre jour. Abimélec, fils de Gédéon (Jerubbaal), s'appuie sur la famille de sa mère à Sichem pour se faire roi. Les notables lui remettent soixante-dix sicles d'argent tirés du temple local.

« Ils lui donnèrent soixante-dix sicles d'argent, qu'ils enlevèrent de la maison de Baal-Berith. »

Juges 9:4

Proclamé roi près du chêne de Sichem (Juges 9:6), Abimélec massacre ses frères. Seul Jotham en réchappe : du sommet du Garizim, il lance aux habitants la fable des arbres qui se cherchent un roi (Juges 9:7-15). Trois ans plus tard, la ville se révolte ; Abimélec la rase et y sème du sel (Juges 9:45). Les habitants de la « tour de Sichem » se réfugient dans la forteresse de la maison du dieu Berith, qu'il incendie (Juges 9:46-49). Le nom de ce dieu, « Baal de l'alliance » ou « El de l'alliance », fait écho de manière ironique à l'alliance conclue sous Josué.

Archéologie : Sichem au Bronze récent et le mont Ébal

Sichem au temps des lettres d'Amarna

Au XIVe siècle av. J.-C., Sichem est la capitale d'un petit royaume cananéen des hautes terres. Dans les lettres d'Amarna, son souverain Labayu écrit au pharaon pour se défendre des accusations de ses voisins (lettres EA 252 à 254). Le roi de Jérusalem, Abdi-Heba, lui reproche d'avoir « donné le pays de Sichem aux Habiru » (EA 289). La ville est donc un centre politique actif au Bronze récent, la période où l'on situe traditionnellement la conquête.

Vue plongeante sur les fouilles de Tell Balata : fondations d'un temple et remparts
Les fondations du temple-forteresse de Tel Balata, la Sichem antiqueCrédit : יאיר דב · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Le temple-forteresse et la grande pierre dressée

Sur l'acropole de Tel Balata, un grand temple-forteresse aux murs épais est bâti au Bronze moyen, vers 1650 av. J.-C. D'après l'expédition américaine dirigée par G. Ernest Wright (1956-1973), il aurait été reconstruit sous une forme plus modeste au Bronze récent, puis utilisé jusqu'au début de l'âge du Fer. Une grande stèle se dressait devant lui. Wright rapprochait ce bâtiment de la « maison du dieu Berith » (Juges 9:46), et la stèle de la « grande pierre » de Josué 24:26. Ces rapprochements restent hypothétiques, et la chronologie de ces phases est aujourd'hui rediscutée.

La structure du mont Ébal

En 1980, lors d'une prospection des monts de Manassé, l'archéologue Adam Zertal (université de Haïfa) repère sur un éperon nord-est du mont Ébal, à quelques kilomètres de Tel Balata, une structure de pierres. Il la fouille de 1982 à 1989. Il dégage un bâtiment rectangulaire d'environ 9 × 7 m, sans porte ni sol. Il est rempli de couches de pierres, de cendres et d'os brûlés (jeunes taureaux, moutons ou chèvres, daims), avec deux cours pavées et une rampe. La céramique et deux scarabées le datent de la fin du XIIIe et du XIIe siècle av. J.-C., au tout début de l'âge du Fer : à la limite de 1200, ou juste après.

Muret rectangulaire de pierres sèches sur une colline rocheuse et herbeuse, sous un ciel nuageux
La structure du mont Ébal fouillée par Adam Zertal (début de l'âge du Fer)Crédit : Hoshvilim · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Zertal y voit l'autel de Josué : une plate-forme remplie, accessible par une rampe, conforme aux autels « sans degrés » de l'Exode (Exode 20:26). D'autres, comme Israel Finkelstein, admettent un lieu de culte ancien, mais contestent qu'il s'agisse d'un autel ou du récit de Josué 8. Aharon Kempinski y voyait une tour de guet. On objecte aussi que le site, tourné vers le nord, ne fait pas face au Garizim.

🔎 Une identification débattue

Beaucoup d'archéologues admettent aujourd'hui que la structure du mont Ébal a eu une fonction cultuelle au début de l'âge du Fer. Son identification avec l'autel de Josué ne fait pas consensus. En 2021, une partie du mur d'enceinte a été endommagée lors de travaux routiers, ce qui a fait du site un enjeu politique.

En 2022, une équipe dirigée par Scott Stripling a annoncé qu'un petit objet en plomb plié, retrouvé en 2019 dans les déblais des fouilles de Zertal, portait une malédiction au nom du Dieu d'Israël. L'article publié en 2023 a été vivement contesté : plusieurs épigraphistes n'y lisent aucune inscription, et certains y voient un simple poids de filet. Il ne peut pas servir de preuve.

Le mont Garizim : un sanctuaire bien plus tardif

Sur le sommet du Garizim, les fouilles ont révélé l'enceinte sacrée des Samaritains, fondée à l'époque perse (fin du Ve siècle av. J.-C.). Elle est agrandie au IIe siècle av. J.-C., avec une ville hellénistique autour, puis coiffée d'une église byzantine octogonale. Ces vestiges sont postérieurs de plusieurs siècles à la période de Josué. La communauté samaritaine, qui vit toujours sur la montagne, y célèbre chaque année la Pâque.

Que voir aujourd'hui, et de quelle époque ?

Tel Balata vu d'en haut, espace vert au milieu des immeubles de Naplouse
Tel Balata (Sichem antique) vu depuis le mont Garizim, au milieu de NaplouseCrédit : Avishai Teicher · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
  • Tel Balata (Sichem) — remparts, portes et temple-forteresse du Bronze moyen (vers 1650-1550 av. J.-C.), avec des phases plus récentes. C'est le lieu de l'assemblée de Josué 24 selon le texte, mais aucun vestige n'est rattaché de façon sûre à cet épisode.
  • Le mont Ébal — structure fouillée par Adam Zertal, de la fin du XIIIe ou du XIIe siècle av. J.-C. Site non aménagé, accessible seulement par des visites organisées.
  • Le mont Garizim — enceinte sacrée samaritaine et ville d'époques perse et hellénistique, église byzantine. Beau panorama sur Naplouse, Tel Balata et le mont Ébal.

Dans l'ordre du récit biblique, Sichem suit la prise de Jéricho et d'Aï. Elle précède l'installation de l'arche à Silo, où Josué partage le pays entre les tribus (Josué 18). La fiche Sichem (Tel Balata) décrit plus en détail le tell et ses fortifications.

Accès & GPS

Sichem : Josué renouvelle l'alliance
Tel Balata, sortie est de Naplouse (≈ 50 km au nord de Jérusalem) ; mont Ébal au nord et mont Garizim au sud de la ville

Coordonnées GPS : 32.2134, 35.2819

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Infos pratiques

Durée de visite
Environ 90 minutes pour Tel Balata ; une demi-journée pour ajouter le mont Garizim. Le mont Ébal demande une sortie organisée à part.
Tel Balata
Parc archéologique avec centre d'accueil, aménagé de 2010 à 2014 par le ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités, avec l'université de Leyde et l'UNESCO. Horaires et tarifs : se renseigner auprès du ministère ou d'un guide local.
Mont Garizim
Parc national géré par l'Autorité israélienne de la nature et des parcs, qui propose une réservation de visite sur son site. Se renseigner auprès du gestionnaire sur l'ouverture et les tarifs.
Mont Ébal
Site non aménagé, en zone B. Les visites se font seulement dans un cadre organisé, avec coordination et autorisations à vérifier au moment du voyage.
Saisons recommandées
Printemps et automne ; en été, privilégier le matin (peu d'ombre sur les sites).
Étiquette
Respecter les vestiges et les lieux de culte, dont les lieux saints samaritains du Garizim ; tenue modeste.
⚠️ Sécurité & accès
Ces sites se trouvent en Cisjordanie, autour de Naplouse. Les conditions d'accès dépendent de la situation sécuritaire et des règles propres à chaque zone ; elles diffèrent notamment selon la nationalité. Vérifier les consignes officielles avant de partir.

Itinéraires suggérés

Josué au cœur du pays
Jéricho → Aï → Sichem (Ébal et Garizim) → Silo
Les trois autels de Sichem
Autel d'Abraham → autel de Jacob → autel de Josué au mont Ébal

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Questions fréquentes

Où Josué a-t-il renouvelé l'alliance ?

À Sichem, selon Josué 24:1-28. Le site antique correspond à Tel Balata, à la sortie est de Naplouse, entre le mont Ébal et le mont Garizim. Les coordonnées GPS figurent dans la rubrique « Accès & GPS ».

Pourquoi les bénédictions sur le Garizim et les malédictions sur l'Ébal ?

C'est l'ordre donné par Moïse (Deutéronome 11:29 ; 27:12-13), exécuté par Josué (Josué 8:33-34). Le texte ne justifie pas la répartition. Le décor explique la mise en scène : deux montagnes face à face, séparées par une vallée étroite.

L'autel de Josué au mont Ébal a-t-il été retrouvé ?

Adam Zertal a fouillé de 1982 à 1989 une structure du début de l'âge du Fer qu'il identifiait à l'autel de Josué. Beaucoup d'archéologues y reconnaissent un lieu de culte ancien, mais l'identification avec l'autel de Josué 8 reste débattue et ne fait pas consensus.

Peut-on visiter le mont Ébal ?

Le site n'est pas aménagé et se trouve en zone B, en Cisjordanie. Les visites ne se font que dans un cadre organisé. Vérifiez les autorisations et les conditions de sécurité au moment de votre voyage.

Qu'est-ce que la « tablette de malédiction » du mont Ébal ?

Un petit objet en plomb plié, retrouvé en 2019 dans des déblais de fouilles et présenté en 2022-2023 comme une inscription ancienne. Sa lecture est vivement contestée par de nombreux épigraphistes, qui n'y voient aucune écriture. Il ne constitue pas une preuve.

La grande pierre de Josué a-t-elle été retrouvée à Sichem ?

Non. Une grande stèle se dressait devant le temple-forteresse de Tel Balata, et certains l'ont rapprochée de la pierre de Josué 24:26. Ce rapprochement reste une hypothèse, sans inscription ni preuve directe.

Les vestiges du mont Garizim datent-ils de Josué ?

Non. L'enceinte sacrée samaritaine date de l'époque perse (fin du Ve siècle av. J.-C.), agrandie à l'époque hellénistique, et l'église octogonale est byzantine. Le Garizim est un paysage biblique, mais ses ruines sont bien plus tardives.